Human, Not Enough Human

Human1

Penser une éthique animale qui ne serait pas uniquement basée sur un registre partagé de dissemblances et/ou de ressemblances…

Accorder des droits aux “animaux” (prière de préciser qui sont et ce que font ces “animaux” et de reconnaître alors les limites d’une définition ontologique précaire) sur la simple base de nos humanités, c’est oublier un peu (trop) vite que le respect de l’autre ne saurait être limité (et ainsi mérité) proportionnellement à une identité partagée.

Si d’autres animaux partagent certains des traits humains (se reconnaître dans le miroir, planifier certaines de leurs actions futures, enterrer leurs morts, etc.), alors ces derniers méritent des droits (bien entendu, pas autant que nous, les grands législateurs). Mais quid de droits à la différence ? Quid d’une reconnaissance qui ne serait pas uniquement fondée sur l’humanité de l’animalité (qui suppose toujours, en miroir, l’animalité de l’humanité, cette grande malédiction organique, véritable plaie philosophique)? Sommes-nous à ce point bêtes que nous nous trouvions dans l’impossibilité de reconnaître la singularité d’un être avec qui nous ne partageons rien d’autre (et excusez du rien) qu’une existence?

Mais je dois rêver, on sait bien ce que cela donne, même (et peut-être surtout) pour des humains, la différence. Plus on s’y attache, moins on s’y résout.

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