Boucherie

Boucherie

« Les chevaux, précisent-elles, peuvent légalement être transportés jusqu’à 36 heures d’affilée en Argentine, en Uruguay et au Canada (contre 24h en Europe), dans des bétaillères sans ventilation, sans séparation voire sans toit. Il n’est alors pas rare de trouver des chevaux piétinés par les autres, des chevaux déshydratés et épuisés par ces transports très longs et éprouvants. Nous en avons rencontrés beaucoup au cours de notre enquête ».

En conséquence, L214 demande aux supermarchés français – Carrefour, Système U, Cora, Leclerc, Auchan, Intermarché, Casino – « de prendre leur part de responsabilité et de stopper les ventes de viande de cheval en provenance de ces pays, pour ne pas contribuer à maintenir le système en place et faire subir aux animaux des traitements cruels et illégaux en Europe ». Un vœu plus facile à formuler qu’à réaliser : en 2012, la France a importé 16.900 tonnes de viande de cheval pour une valeur de plus de 66 millions d’euros, dont au moins 60% provenait du continent américain.

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Human, Not Enough Human

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Penser une éthique animale qui ne serait pas uniquement basée sur un registre partagé de dissemblances et/ou de ressemblances…

Accorder des droits aux “animaux” (prière de préciser qui sont et ce que font ces “animaux” et de reconnaître alors les limites d’une définition ontologique précaire) sur la simple base de nos humanités, c’est oublier un peu (trop) vite que le respect de l’autre ne saurait être limité (et ainsi mérité) proportionnellement à une identité partagée.

Si d’autres animaux partagent certains des traits humains (se reconnaître dans le miroir, planifier certaines de leurs actions futures, enterrer leurs morts, etc.), alors ces derniers méritent des droits (bien entendu, pas autant que nous, les grands législateurs). Mais quid de droits à la différence ? Quid d’une reconnaissance qui ne serait pas uniquement fondée sur l’humanité de l’animalité (qui suppose toujours, en miroir, l’animalité de l’humanité, cette grande malédiction organique, véritable plaie philosophique)? Sommes-nous à ce point bêtes que nous nous trouvions dans l’impossibilité de reconnaître la singularité d’un être avec qui nous ne partageons rien d’autre (et excusez du rien) qu’une existence?

Mais je dois rêver, on sait bien ce que cela donne, même (et peut-être surtout) pour des humains, la différence. Plus on s’y attache, moins on s’y résout.

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BioMediations

HaeckelDiscomedusae+

“‘Life’ signifies many things. To begin with, it is a philosophical abstraction referring to our meaningful existence in the world. But ‘life’ also refers to biological processes taking place at environmental, social and cellular levels, as well as technical experiments with media, computer systems and biological models. Life as such doesn’t therefore exist: it is always mediated by language, culture, technology and biology. It is these multiple mediations of life that form the theme of this symposium Biomediations: Art, Life, Media. The term ‘biomediations’ encapsulates life’s own inherent dynamism that unfolds at environmental, social and cellular level. It also captures the creative, dynamic and evolving nature of media. The symposium will explore this intertwined process, whereby life is always mediated and whereby media themselves are living – i.e. composed of both technological and biological elements, and capable of generating new forms, unprecedented connections and unexpected events.”

Symposium @ Goldsmiths

Shutdown

“The (US) government shutdown is likely to mean an early death for thousands of mice used in research on diseases such as diabetes, cancer and Alzheimer’s.”

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